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Comme je ne peux pas me joindre à mes collègues grévistes dans tous les centres hospitaliers universitaires du Maroc demain 23 février qui s’adressent par des réclamations plus que rudimentaires à la ministre de santé, épouse du gestionnaire du trio « eau, électricité, ballon » au bled - s’il est fétichiste des trois alors qu’on lui donne la fédération du waterpolo nocturne -, frère du gestionnaire de nos affaires avec autrui, descendant du premier ministre – on arrête là pour ne pas consacrer toute l’épisode à la généalogie de cette espèce en voie d’expansion et d’infiltration des organigrammes du plus beau pays au monde ... je me permets donc de participer à cette grève à distance par cet humble article dénonciateur et critique d’un mensonge qui s’appelle « le système sanitaire et la formation médicale au Maroc »

Les esprits mous, submergés par la paresse et l’inaction mettent souvent leurs insuffisances professionnelles et leurs irresponsabilités et manque de rigueur sur le dos d’arguments analgésiques justifiant leurs comportements improductifs … j’ai entendu mille et une histoires ridicules et de multiples raisonnements périmés qui incitent à la lenteur, la tricherie, la médiocrité, l’insouciance, la relâche et l’abandon de soi-même et des autres, l’abandon des devoirs envers la nation et envers le créateur … au gâchis de l’âme.

La majorité du personnel de santé exerçant dans le désordre de nos hôpitaux nationaux, qui ont reçu une formation moyenne et qui reçoivent des salaires très bas développent des attitudes inhibantes qui aggravent encore plus la situation. Les décideurs, aux salaires très élevés, à la conscience très moyenne et à la faculté intellectuelle très basse, quant à eux, continuent à colle mater les plaies en proposant la construction de nouvelles facultés qui devraient pondre 3300 futurs médecins annuellement pour subvenir aux besoins de la population marocaine ou bien la construction d’hôpitaux périphériques aux 4 coins du royaume pour abriter des patients contre la chaleur des sables du sud ou du froid de l’atlas. L’un veut s’hiberner dans le creux d’un établissement public pour garantir la survie de ses enfants et l’autre multiplie les trous sanitaires pour faire taire et le personnel sanitaire en chômage et les malades sans lit hospitalier. Peu importe la mollesse du lit, la solidité du mur, l’aptitude de l’infirmier, la compétence du médecin, la disponibilité des moyens techniques, la conformité des conditions de travail. Ce qui importe pour eux c’est que le nombre de médecin par habitant et d’hôpital par région se rapproche un peu de nos voisins tunisiens – qui nous dépassent qualitativement et quantitativement de loin – ou selon les recommandations de l’OMS, de l’ONU et de ces organigrammes qui sont les seules structures craintes d’eux. Des organigrammes corrompus à une échelle encore plus grande, qui se satisfait de rapports falsifiés et biaisés pour dire autour d’un tajine de veau aux pruneaux dans les plus prestigieux Riads Marrakchis aux oligarques et Technocrates marocains qu’ « Allez, il faut faire un petit effort quand même » … un effort qui n’émane d’aucune citoyenneté, aucun amour envers ce pays, sauf l’obsession maladive de le vider de ses fortunes pour rejoindre la bourgeoisie nationale puis mondiale.

Les petites gens, colonisés par les idées contagieuses de l’acceptation du bouche-trou qui leur a été imposé parce qu’il garantit le pain et le thé quotidien de la famille, se révolte négativement en acceptant l’injustice et/ou en bâclant le travail et en considérant ceux qui sont au dessus d’eux, qui sont aussi un sous-système mais à une plus grande échelle – la direction de l’hôpital, la délégation de la santé, etc - comme des profiteurs qui bénéficient de leurs efforts pour en tirer des bénéficies par les moyens qu’on connait tous, et ces derniers mettent les problèmes complexes de tout l’établissement sur le dos de la mauvaise gestion ministérielle, des sources, du budget ou de l’inaptitude du personnel … et c’est ainsi qu’ils font trois ou quatre petites années et puis s’en vont … pour diriger un nouvel établissement … et ainsi, on tourne en rond.

Les travailleurs disent que les autres font semblant de les payer alors ils font semblant de travailler. Et les autres disent qu’on les paye à leurs justes valeurs. Les travailleurs savent que les autres passent des marchés aux firmes pharmaceutiques, alors ils prennent un bakchich pour des comprimés de Doliprane et des injections de Voltarène pour n’avoir pas l’air con. Ils savent que les gros ventres sont plongés dans leur je-m’en-foutisme alors ils ne foutent rien eux non plus. Le changement selon eux, ne vient pas par-dessous.

c'est ainsi que les établissements archaïques vivent, parce que l’état immoral planifie l’édification de tout sauf les composantes psychologiques, intellectuelles, morales, artistiques et religieuses de l’homme d’où peut jaillir le vrai changement. le système éducationnel se préoccupe plutôt de mettre à la rue, à 17-18 ans des numéros d’identités nationales dépourvus de toute identité nationale, de toute appartenance à la nation et tout amour envers ce Maroc qui a besoin d’une génération qui doit sacrifier ses désirs, ses aspirations, ses efforts, et fournir énormément d’effort mental et physique pour travailler ardemment même si les autres s’en foutent, se suffire du Halal même si les autres se corrompent, accumuler la science pendant que les autres amassent l’argent, construire pendant qu’ils détruisent, éduquer pendant qu’ils se divertissent, trouver les moyens et non des excuses et donner l’exemple à ceux qui sont derrière nous parce que le temps ou la révolution va déraciner ceux qui sont devant nous.

La nécessité de la formation harmonieuse de ces composantes est importante pour qu’on se mette sur les rails du vrai développement qui doit être éthique et puis technologique, moral et puis industriel, constructeur et non pas construit … la confiance ne peut s’établir que sur des valeurs universelles qui sont enracinées dans la religion du pays. La confiance ne peut s’établir que sur des relations qui transcendent le profit matériel personnel pour le profit commun de tous les humains et citoyens … des relations dictées par nos valeurs, nos sources, nos traditions et notre religion à la lumière de la science.

Parce le moment viendra où la fassifihrifisation accueillera un Jean-François qui va nous sortir les papiers qui ont été publié dans les grandes revues socio-économiques et les derniers articles scientifiques sur la manière de développer le secteur sanitaire dans un pays en voie de développement et nous proposera la privatisation du secteur sanitaire comme dernier recours à ce désordre … et ni les travailleurs, ni les gros ventres vont pouvoir s’asseoir avec laxité sur la chaise de leurs bureau parce qu’il y aura une loi française ou américaine qui jettera à la porte chaque personne qui n’est pas rentable pour la société nouvelle. Et à cet instant, nous serons obligés de travailler malgré nous et ce n’est même pas les gros ventres marocains qui en tireront des bénéfices.

La grève de demain sera une grève pour rendre l’hommage et la dignité aux internes – 2700 dh / Mois – et aux résidents – 3000 à 7000 dh/ mois – qui travaillent dans des étables sur les portes desquels il est affiché « hôpital publique », dans des conditions organisationnels lamentables et un vécu psychique déplorable pour un avenir pas très motivant – sauf si papa a une clinique ou s’il connait quelqu’un pour le pistonner pour un poste d’assistanat ou une affectation au Maroc « utile »

cet épisode je voulais honnêtement le consacrer à ce sang abondamment versé à Tripoli et à Benghazi au vu et au su des pays « démocratiques » du nord qui ne savent rien faire pour les pays Arabo-musulmans en particulier, Africains, de l’Amérique Latine et de L’Asie en général dans une situation de crise et de conflit qui va à l’encontre de leurs intérêts que de rapatrier rapidement leurs ressortissant et tirer les ficelles pour que leurs pion demeure. Pour elles le pétrole et le Gaz de Kadhafi vaut mille fois plus que le sang libyen … mais c’est le prix à payer, le saignement nécessaire avant l’extraction de ce vieux cancer très bientôt , avant la fin de ce mois de février Insha Allah – Ô combien je glorifie ce février saboteur de despotes, ce mois historique et libérateur que dieu nous avance malgré nos infirmités pour gagner confiance et dévoiler que les forteresses de ces derniers n’étaient de marbre que par la peur et la servilité des peuples et une fois celles-ci évanouies se révélèrent de beurre.

Tenez-bon mes cher(e)s confrèr(e)s
Tag(s) : #L'école du voyage

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