Au début ils t'ignorent,
ensuite ils se moquent de toi, puis ils t'attaquent et enfin tu gagnes. Ghandi
Voilà que le PJD a triomphé de ces élections 2011. Les uns parlent de vote sanction, Les autres disent que les marocains ont voulu jouer leur dernière carte avant de couper le mince cordon ombilicale qui les lie à la politique. En vérité, enfin … C’est ce que je pense : le PJD a mérité sa victoire. Il a fait preuve tout au long des 4 dernières années d’une remarquable opposition qui réfute toute thèse qui dit que c’est la victimisation, l’instrumentalisation de la religion et/ou de la cause palestinienne ou le populisme qui ont fait le grand succès de ce parti le 25 novembre 2011.
Il faut juste revenir en arrière pour se rendre compte que le parti était le plus présent aux séances parlementaires. Prenant juste à titre d’exemple « Najib Boulif », le PJDiste tangérois qui était statistiquement plus actif que l’ensemble des députés de dix partis réunis dont le PAM-RNI(1). Le parti a posé 72.5 % des questions écrites 6518/8991 et 25% des questions orales 1335/5402(2). Il suffit de jeter un coup d’œil sur les vidéos des séances parlementaires– qui sont toujours disponibles sur youtube – pour remarquer que c’est les barbes rasés et les voiles colorés qui occupaient la plus grande partie de l’assemblée des représentants de la nation.
Il faut rendre à césar ce qui est à césar. Ceux qui veulent nous faire croire que les PJDistes ressemblent idéologiquement et intellectuellement aux vendeurs des CD de kichk « avec tout le respect que je dois à cet homme » devant les portes des mosquées, sont non seulement de mauvais perdants qui n’admettent pas leur défaite, mais aussi une mauvaise élite qui joue sur la diabolisation et la déformation pour arriver à ses fins. Les députés du PJD, quoiqu’il advienne, en ont dans les méninges. Les chiffres parlent d’eux même : 15.4% de licenciés, 54.5% de diplômés de troisième cycle, 23.4 % ont un doctorat d’état, 33% d’enseignants, 15% de professeurs universitaires, 7% d’avocats, et idem pour les ingénieurs et hommes d’affaires. Ce qui leur procure une légitimité incontestable d’un point de vue cérébral. Sincèrement, je ne vois pas où Monsieur Mezouar, le fondateur du « Groupe des Grandes Gueules pour un Gâchis électoral Garanti et un Gouvernement de Gangsters : G8 » a voulu en venir par sa phrase dérisoire : «Les marocains sont assez matures pour choisir les islamistes ». Veut-il les inciter à choisir les moins présents, avides de pouvoir et avec un forfait voyelle bloquée « 0.75 question pour chaque député du Pam Vs 36 question pour chaque Pjdiste » (2)
Jusqu'à maintenant, on ne parle pas de religion. Déjà le programme électoral du parti de la justice et du développement ne contient aucun Hadith ni aucun verset coranique. Ses membres ne noircissent pas leur rivaux – comme l’a fait le PAM avec un article sur sa page FB : « 50 raisons de ne pas voter PJD » - et ne recrutent pas n’importe qui – toutes mes excuses à Fatima ait Baamran – pour mobiliser la foule. Ils ont tout simplement fait une très bonne campagne électorale avec un programme raisonnable où l’argent était absent. Une campagne menée bénévolement par les membres et les sympathisants du parti contrairement à la plupart des 29 autres partis qui ont du payé 200 dirhams au pauvre jeune au chômage qui profite de la conjoncture actuelle pour se faire du pognon.
Je ne suis pas membre du parti mais j’ai des affinités avec beaucoup de ses membres. Au faite, ce qui m’a poussé à écrire cet article c’est la campagne qui commence déjà à salir le parti avec tout le pessimisme qui l’accompagne alors que « Ba9i Maddar f Tajine Mayete7re9 ». Notons-le, ils n’ont jamais été au gouvernement … je crois qu’il faut au moins une bonne année pour commencer à mitrailler.
Le 25 novembre je me suis porté volontaire pour le contrôle des élections J’ai voté dans mon ancien lycée ; dans la salle où j’ai passé ma 1ère année du secondaire. Après 14 ans, j’ai remarqué que rien où presque n’a changé à l’image du paysage politique du Maroc avant le 20 février 2011. Il faut le dire, le PJD a partiellement profité de la mobilisation et de l’intérêt des marocain vis-à-vis de la politique après les 9 mois de manifestations qui ont poussé le roi à retoucher la constitution et à anticiper les élections. Le PJD doit au mouvement du 20 février l’éveil politique qu’il a injecté dans le peuple. Qu’on le veuille ou non, le mouvement a mis le Makhzen devant l’obligation de répondre à la voix du peuple même s’ils ne se sont pas fait entendre le jour des élections puisqu’ils les ont boycottées.
Cette voix était entendue le 25 novembre. J’y étais au bureau de vote à compter les suffrages avec des jeunes en chômage « payés par l’état ». Là où j’étais, les représentants des autres partis « financés par ces derniers » ne connaissaient mêmes pas leur secrétaire général. Ils sont là juste pour remplir le PV et le rendre au siège du parti pour 200 ou 300 Dh. Il y en a même – comme celui qui était à coté de moi - qui a voté PJD avant de venir à la corvée. Dans le bureau où j’étais 301 ont voté sur 524 inscrits dont 123 pour le parti de Benkirane. La victoire était écrasante à Hay Riad.
Quand la transparence est au rendez-vous, la voix du peuple se fait entendre. Le G8 s’est effrité. Le PJD a gagné avec un score historique : 107 sièges sur les 395 de l’assemblée, c'est-à-dire : un peu plus du quart des sièges au parlement, Surtout dans les grandes villes « dédicace à ceux qui disent que seuls les villageois pourront adhérer au discours du PJD». Il a été premier dans la liste féminine « une autre dédicace à ceux qui trouvent que les islamistes n’émancipent pas les femmes ». Abdallah Bouanou a obtenu deux fois plus de voix que le ministre des finances, chef du RNI et du G8 – celui qui a dit que les marocains ne sont pas immatures pour choisir les « islamistes ». Et pour la première fois de l’histoire marocaine, un premier ministre d’un parti à référentiel islamique est au pouvoir.
Au final, Abdelilah Benkirane a été nommé chef du gouvernement. Mais ça n’a aucun sens puisque jusqu'à maintenant, jamais un premier ministre marocain n’a jouit d’une véritable autonomie politique. J’espère que cette fois, les PJDistes vont lutter becs et ongles pour élargir les prérogatives du gouvernement comme ils l’ont intelligemment fait pour dominer les élections. On verra bien aussi ce que la « nouvelle constitution » va leur offrir. Le plus difficile comme l’a dit le Dr Ahmed Raissouni est le commencement et le réveil du peuple. Ce réveil, on l’a ressenti le vendredi dernier. On l’a ressenti bien avant … dans les rues au cours des 9 derniers mois.
Au final : Les frères vont faire face à la tentation du pouvoir, de l’argent, des privilèges, de la célébrité, et surtout de la gestion d’un royaume qui bouillonne. Ils vont se retrouver tirailler entre le marteau d’un roi qui donne une partie du pouvoir et l’étrier d’un peuple qui leur a fait confiance, qui voit en eux un espoir de réforme et de changement et qui veut absolument des résultats.
Le jeu politique a ses splendeurs, mais il a aussi ses limites, ses contraintes internes et externes, et parfois des compromis qui passent difficilement et auquel le Pjd devrait faire face. Les dinosaures sont toujours là. Abdelwahed Radi par exemple et depuis 1963, comme une bouteille de vin. Les conseillers du roi et les affairistes qui l’entourent. Les lobbies financiers et économiques. Les islamophobes qui considèrent le PJD comme l’arbre qui cache la foret d’un état islamique radical. La mission des frères ne sera pas facile. Ce n’est pas du gâteau qu’ils ont entre les mains mais un véritable chantier qui demande beaucoup de travail, d’honnêteté et de courage.
J’ai aimé la réponse de Benkirane à une question sur l’alcool lors de sa conférence de presse: « si les marocains ont moins de problèmes sociaux, ils consommeront moins d’alcool »
J’espère qu’ils sauront comment prendre le pouvoir et conduire le bateau marocain à bon port et qu’on aura moins de problèmes sociaux d’ici le prochain gouvernement.
On verra … On verra bien !






Il y a quelques jours , après une longue révision de nos habitudes économiques familiales , on a décidé de commencer à faire nos achats hebdomadaires dans
les simples souks populaires … là , au moins on ressens la chaleur d'un commerce propre , spontané , indulgent et interactif … là , au moins , on se souvient qu'on est des humains qui parlent ,
négocient , jurent , calculent et économisent … là au moins , ce sont des pauvres petits vendeurs qui vont bénéficier de notre argent … là , au moins , il y a de la vie , de l'ambiance , des
valeurs … on pardonne un dirham , on gagne deux dirhams , on donne à l'enfant qui nous a ramené la marchandise sur un minable chariot trois dirhams , on achète des oranges de celui qui les a
accueilli à quatre … on sympathise avec cette dame qui vend l9ezbour w ma3dnouss … on dit " Lah Y7fdek " et " Lah YToube 3lik " à celui qui nous a offert une grande mikka Ke7la pour arranger le
tout … on vit , on s'amuse , on s'humanise …


Suite aux
agressions israéliennes barbares, inhumaines, inciviles et honteuses sur les habitants de Gaza depuis 10 jours , beaucoup de cœurs vivants qui refusent l'oppression et le génocide d'un peuple
affamé et exclus du reste du monde se demandent sur leurs responsabilités et devoirs vis-à-vis de ces atrocités … ils n'acceptent pas l'humiliation injustifiée du peuple palestinien mais ne savent
comment repousser la machine sioniste … tandis que beaucoup de cœurs insensibles, plongés dans l'ignorance et l'insouciance, assourdis par l'individualisme et le matérialisme ne savent et ne
veulent pas savoir ce qui se passe dans le monde parce qu'il ont déjà cru à une devise qui leurs procure bonheur superficiel et prospérité passagère : " Après moi , le déluge ".
Je le pense pas ... mais je suis d'accord sur le faite qu'on a tendance à sous estimer toujours ce qu'on possède , ce qu'on a atteint facilement ... le risque de perdre quelqu'un
qui nous aime éperdument est minime , on possède son cœur et il est entre nos mains , et tans qu'il nous fait des preuves d'amour , tans qu'il fait des sacrifices , tans qu'il se plie en quatre
pour conquérir notre cœur , il n'est plus intéressant de faire la même chose pour conquérir le sien , C'est déjà fait ... i n'y a plus de suspense dans l’histoire et on s’habitue à sa personnalité
qui nous a épaté un jour , on se rend compte qu’il est normal et … l’indifférence s’installe … C’est là que le mauvais jeu des mauvaises âmes commence , elles ( les âmes ) s’amusent à faire remuer
le couteau dans la plaie de celui qui les aime qui , au nom de l’amour , va s’habituer à digérer amèrement les propos du bien aimé … l’amour a augmenté son seuil de tolérance mais il a abaissé
celui de sa vulnérabilité , il est devenu très sensible mais il pardonne facilement , il pardonne en cachant sa souffrance sans que cette souffrance ce transforme en plaisir ( masochisme ) … avec
le temps , une goutte va déborder le verre et le seuil de tolérance va être atteint parce que dans le cœur du croyant , l’amour des personnes a des limites … Ce qui se passe en matière d’amour
maladive c’est qu’on commence à sacraliser la personne aimé et elle finit par entrer en concurrence avec l’amour d’Allah qui n'a pas de limites et petit à petit on l’aime plus que notre dieu … dans
ce cas c’est son amour - de la personne - qui devient sans limites … on accepte tout de sa part et on finit par accepter ses insultes , ses injures , ses conneries et ses tortures ... c'est
le prix à payer !!
Aujourd'hui , j'ai décidé de
boycotter Pringles ...
" Quand la vie ne tient qu'à
un fil … c'est fou le prix du fil"
Je n'ai pas pu
déguster le plaisir de la victoire cinq étoiles des lions de l'atlas sur la Namibie … Ma petite sœur avec qui j'ai suivi quelques parties du Match l'a fait à ma place … je la regardais sauter de
joie à chaque but encaissé ; j'ai fait semblant de supporter ... j'ai voulu vraiment m'y intéresser pour ne pas gâcher ce moment de bonheur qu'elle ressentait … je n'ai pas pu … c'était froid …
sans émotions … elle l'a remarqué …
Il a cette force de
se dissoudre dans le vécu et attente de tout le monde … cette capacité de répondre brièvement à d'interminables questions ; différentes cultures et races, personnalités et caractères se retrouvent
entre ses lignes … révèle les profondes inspirations de chacun … dénude l'homme de son orgueil … l'illumine par ses enseignements, l'informe par ses histoires et le guide par ses instructions …

" Quel est le salaire minimum qu'un marocain doit obtenir pour qu'il puisse vivre heureux " ?
Il est sans doute entrain de penser à cette longue matinée, honteuse et humiliante, où il devra faire face aux regards pitoyables des voisins et des amis … il pense
à sa famille qui, à cause de son incapacité, ne peut jouir de l'aïd … le sentiment de l'impuissance le ronge, la culpabilité le tracasse et la pauvreté le bloque … il pense aux personnes qui
peuvent lui prêter de l'argent pour préserver sa dignité mais hélas, ceux qu'il connaît sont tous comme lui … misérables et indigents … ils ont à peine de quoi acheter un mi-mouton-mi-chat , de
quoi faire taire les médisants !!